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LES  VOYAGES  DE  NOEMARPHIL

Cet espace est destiné à accueillir les visiteurs sur le site. Attirez leur attention avec un texte qui présente le site et ajoutez une image ou une vidéo attrayante.

49 jours au Mexique Janvier 2026

 

    Bonjour! Nous sommes une petite famille: Noé, Mar et Phil qui aimons voyager. 

Notre dernier trip s’est fait à deux car Noé était bloqué à la Faculté pour ses études. 

Premier voyage en c❤️uple depuis plus de vingt ans!

Au retour j’ai monté ce petit compte rendu pour peut être vous inspirer un prochain voyage… 

    Notre style? Ce qui nous plait? 

Les endroits authentiques et la fréquentation des locaux. Nous fuyons les concentrations trop élevées de touristes même si pour profiter de certaines merveilles il faut en passer par là!

Nous ne recherchons pas le luxe mais sommes exigeants quand à la propreté des hébergements.

Nous voyageons léger en nous encombrant un minimum pour pouvoir ainsi emprunter avec discrétion et confort tous types de transports. 

Pour nous nourrir bien sûr nous aimons les bonnes choses et souvent nous apprécions les échoppes des marchés où l’on respire la fraicheur et l’âme d'un pays. 

Nous n’aimons pas prévoir tout à l’avance et choisissons nos destinations au fil de la route (en s' informant un minimum auparavant tout de même!)

Notre budget est plutôt modeste. 

Sans être des randonneurs nous n’avons pas peur de marcher…

Andale!

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Lever de soleil Mexico

VOYAGE MEXIQUE TRIP 2026

AVANT DE PARTIR

 

    Pourquoi le Mexique? Mar en avait envie depuis longtemps et j’étais également curieux de découvrir ce pays pétillant et mystérieux. 

Pourquoi en Janvier?  Parce que c’est la saison sèche là bas et qu’ici en France le climat devient maussade! 

Pourquoi sept semaines? Par respect pour l’empreinte carbone ✈️ et nous octroyant ainsi de surcroit un tarif intéressant. Billets Toulouse/Mexico achetés 6 mois à l’avance donc cela nous laisse du temps pour quelques lectures profitables, histoire, culture…

En suivant, Mar, prévoyant notre arrivée à México trouve sur internet un appartement Airbnb pour quatre nuits dans la capitale. Ensuite hyper enthousiasmée par le coté nature de la Basse Californie elle réserve en ligne un vol México City/La Paz ainsi qu’une voiture pour une semaine en BC! 

   Voilà le lancement du voyage organisé: un point de chute dans la mégalopole pour la découvrir vite fait (on compte y repasser au retour) puis rapidement joindre la Basse Californie au températures plus clémentes en Janvier. La suite on verra sur place! 

   En attendant nous avons quelques mois pour avoir une idée où diriger nos pas (ou pas!) dans cet immense territoire qu’est le Mexique... tant de choses à découvrir. Pour une première visite d’un pays inconnu nous avons écartés les états signalés zone rouge sécuritaire par différentes ambassades. Nous ne sommes ni des sportifs de l’extrême ni des fêtards invétérés, nous envisageons juste un voyage de découverte qui ne soit pas statique. Nous voulons voir du pays sans courir comme des dératés non plus!

Nous feuilletons magazines, scrollons des blogs, examinons quelques cartes et puis mise en commun de ce qui nous tient à coeur et nous parait réalisable en ce laps de temps. Les envies communes se précisent mais nous ne savons pas encore si depuis Basse Californie nous nous dirigerons vers le canyon du cuivre et Chihuahua ou bien… les papillons de Morelia?… ou Le Yucatán en évitant la surexploitation touristique de Cancún et alentours? Nous sommes attirés aussi par la lagune de Bacalar, les montagnes du Chiapas, les plages du Pacifique bien sûr, la ville de Oaxaca …

Le Mexique est un si grand pays qu’il est difficile, penchés sur une carte, de se faire une idée réaliste des distances et surtout du temps nécessaire pour les parcourir. Mais nous voilà avec quelques idées derrière la tête!

   Nous comprenons que nous allons parcourir pas mal de route alors nous organisons au plus juste nos affaires dans deux petits sacs à dos type lycéen. Il faut néanmoins prévoir aussi bien vêtements chauds pour la montagne que petites tenues de plage. Ajoutons cartes, liseuses, chargeurs, quelques médocs… Sacs petits et compacts bien remplis! Pas de bagage en soute. Nous verrons si nous en rajouterons un au retour pour ramener quelques cadeaux et souvenirs.

   Passé Noël il nous tarde de nous envoler encouragés par Noé tout en ayant un petit pincement au coeur de devoir partir sans lui!

      Notre récit ne se veut ni un guide touristique ni un Comment voyager au Mexique en dix leçons! Juste le relat d’une pérégrination personnelle . Une expérience partagée. Peut être vous inspirera t’il!

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MEXICO CITY  

 

   Arrivée à l’aéroport de Mexico en début de soirée. Nous rejoignons notre location Airbnb située dans le quartier Condesa (choisi pour sa situation, sa verdure et son calme) en achetant à un comptoir de l’aéroport un billet pour un taxi officiel car nous n’avons pas envie de nous prendre la tête après quinze heures de voyage! 

Notre hôtesse Claudia nous accueille chaleureusement. Le quartier est sympa.

Nous sommes charmés et impressionnés par la végétation! 🌳 Des arbres de nombreuses espèces, en nombre, sur les places, les rues, les trottoirs… et des grands! Genre la forêt dans la ville. Des étudiants employés à balader des groupes de chiens de race profitent d’un vaste espace canin au sein du Parque España. Mexique le chien est roi! 

   La première matinée est consacrée à changer les euros dans un petit bureau de rue qui nous donne un très bon taux puis nou nous procureons un chip pour le smartphone dans la boutique Telcel du coin histoire d’avoir quelques gigas pour pouvoir téléphoner et utiliser Uber, google maps, ect…

   Enfin premier taco dans le mini restau d’un papi sympa. Délicieux! Un peu galère à manipuler!

Destination le Zócalo et centre historique via le métro grâce à une petite carte à puce rechargeable très pratique au tarif mega contenu. Le métro n’est pas luxueux mais pas non plus lugubre et surtout il est rapide et pratique. On peut le combiner avec les Metrobus en surface moins célères mais offrant vue sur la ville.

Autour du Zócalo l’ambiance est fort différente de celle de Condesa plus bourgeoise et feutrée. Ici le peuple est dans la rue, dense, diversifié, rugueux, mais plutôt souriant. Les traits natifs apparaissent, rassurants. L’air pollué ajouté à l’altitude de Mexico fait parfois ressentir le manque d’oxygène. Ce jour là le Zócalo est envahi par une forêt de cactus réalisés par des artistes de tout le Mexique. Couleurs, idées, gaietée. Sur cette place immense la cathédrale et le drapeau Mexicain ont la vedette. Le palais du gouverneur est géant mais plutôt terne. Des vestiges de Tenochtitlán et de son grand temple il ne reste vraiment pas grand chose. Quelques pierres. Cela donne à penser avec une certaine nostalgie qu’il y a seulement cinq cent ans s’élevait ici l’une des plus splendides cités de la planète.

  Avenue du 5 Mai, Palacio de Bellas Artes, Alameda central…La ballade est agréable. Belle architecture et foule colorée de curieux, touristes, vendeurs qui va se diluant au fur et à mesure que l’on s’éloigne du Zócalo. Retour en Metrobus pour profiter du spectacle des luxueuses avenues modernes où la nature est mise en valeur dans un cadre de dense circulation et de gratte-ciel.

Petite Corona sur une terrasse tranquille!

   Durant la deuxième nuit nous sommes réveillés par une alerte tremblement de terre mais finalement nous ne sentons rien! Le matin il fait très frais puis au fur et à mesure la température devient super agréable. Tôt nous appelons un Uber et rencontrons Gerardo un chauffeur chaleureux et efficace qui nous amène à l’immense station de bus Del Norte d’où nous partons pour un trajet d’une heure environ vers le site archéologique de Teotihuacan.

Les collines qui entourent MXC sont entièrement recouvertes d’habitations, de petits édifices modestes collés les uns aux autres. Impressionnant au fil des kilomètres. 

Teotihuacan et -on respire! L’air est plus frais. L’ambiance du village roots. Chilaquiles et quesadilla dans un chiringuito puis nous entrons sur le site. Majestueux! Voyage dans le Temps et la Géométrie. Nous sommes arrivés à neuf heures alors pas encore trop de foule mais elle arrive vite. Nombreux vendeurs et guides interpellent, toujours d’une façon très douce et respectueuse, sans être jamais collants. 

   Au retour en ville nous passons visiter les basiliques de Nuestra Señora De Guadalupe. La plus ancienne, majestueuse mais qui s’enfonce peu à peu dans le sol spongieux du Mexique puis sa fille au design tellement futuriste! Des centaines de fidèles, de tous horizons. Dévotion. Un quartier populaire.

A MXC plusieurs mondes cohabitent, parfois se juxtaposent. Pas toujours. 

Contraste saisissant entre la vie au village de Teotihuacan et celle menée dans les quartiers riches du centre écartés seulement d’une cinquantaine de kilomètres. Il semble que plusieurs siècles les séparent… Comme une distorsion sociale de l’espace temps.

   Le lendemain, veille du départ vers la BC, est dévolu à la visite du Museo de Antropología. Grandiose et envoutant. Voyage culturel, temporel, artistique… On s’y sent bien. Relié.

En sortant un p’tit tour au parc de Chapultepec qui est juste en face. Bel étang, canards et pédalos. Une bouffée de verdure appréciée par les habitants de la mégalopole. 

Le soir paquetage des sacs pour être prêts demain: à 4h du mat Gerardo nous emmène à l’aéroport. Donc rendez vous en Basse Californie! J’essaierai d’être plus concis; j’imagine simplement que quelques détails de début de trip pourraient être rassurants et utiles. Et puis Noé me manque alors j’écris un peu et prend quelques photos pour lui raconter!

BAJA  CALIFORNIA

 

   Arrivés à l’aéroport de La Paz nous récupérons le petit 4x4 loué chez Localiza (au passage loueur sans faute: aimable, bon marché, voiture quasi neuve, aucune embrouille!) et nous prenons directement la route en direction de Loreto. La première centaine de kilomètres nous avalons au milieu de plateaux arides les lignes droites les plus longues que j’ai vues de ma vie! Les cactus nous entourent. Nous traversons Ciudad Constitución puis Ciudad Insurgentes avant de prendre à droite pour rejoindre la côte. Peu à peu le relief se réveille et la route ondule. Les paysages deviennent magnifiquement sauvages. Le jeu de la lumière sur les sierras et les volcans au loin crée des ambiances grandioses et en même temps, étrangement intimes. Nous sommes quasi seuls sur la route. Monte comme une ivresse de liberté. La descente vers Loreto est grisante. Contrastes harmonieux: à gauche les sierras et à droite les côtes découpées de la mer de Cortez encadrent notre incursion sinueuse.

Nous trouvons facilement un hôtel près de la plage en nous renseignant au hazard dans la rue.

Adelina notre hôtesse de La Casa Castañeda nous alloue une jolie petite chambre très confortable. Il y a un beau patio pour prendre son petit déjeuner ou sa cerveza au grand air. Parfois en parcourant les rues de la ville on entend puis croise l’un de ces maxi pick-up, sono à fond, les haut-parleur de basses aussi gros que les roues… Il n’y a pas foule et nous pouvons explorer tranquillement le centre historique et sa Mission du XVII ème siècle, la première des missions de Californie!  

Plage, baignade, bronzage, l’eau est bonne. La marina du port sert de gite à des centaines de pélicans, mouettes, fous, morses. L’immersion zoologique est stimulante: décollage pélican!

   Le lendemain la route vers Mulegé reste toujours aussi splendide et sauvage, la plus belle sur laquelle je n’ai jamais roulé. Défilent les sierras et le désert, au rythme des cactus, sous la caresse et les jeux d’ombres du soleil. 

  A l’arrivée Mar est un peu grippée alors repos aux Casitas de Mulegé l’auberge locale. J’aime ce village cocon au calme bienfaisant. Les chiens, libres viennent chercher une caresse. Citronnade et téquila… Le matin nous reprenons la route vers le nord. D’abord Santa Rosalía, anciennes mines de cuivre au bord de la mer et ville western style à l’atmosphère bon enfant. Ensuite nous traversons le désert aride qui fini par nous mener à l’oasis de la lagune de San Ignacio très ancienne mission Jésuite. Mini village magique. Nous louons une tente au Glamping Paraíso Misional au milieu de l’oasis et dormons bercés par les grenouilles. P’tit dèj’ en bord de lagune suivi d’une excursion dans les pierres du village où la paix règne. Les bâtiments de la mission délivrent à ce lieu un statut hors du temps.

   Sans oublier d’acheter un paquet des sublimes dattes de la palmeraie nous repartons vers Mulegé pour nous régaler de tacos bien roots et de la meilleure agua de tamarindo du coin. Le soir arrivés à Loreto un plouf dans la mer de Cortez et direct au lit chez Adelina où nous retrouvons notre chambre. 

   De la route retour vers le sud on se souviendra des cachets pour la grippe de Mar « Esto lo cura todo! », du pollo asado bienfaisant de Ciudad Constitución, des poussiéreuses stations pour routiers et des embouteillages ensoleillés de la traversée de La Paz. 

Nous arrivons à Todos Santos à la tombée de la nuit. Difficile de trouver un hôtel à un prix décent et finalement on se retrouve dans une chambre plutôt  luxueuse au Gallo Azul pour un repos bien mérité après cette longue journée de route. Le matin plongeon dans la piscine et petit tour du pueblo qui est mignon mais beaucoup trop « gringolisé »  à mon goût. Il faut parcourir un labyrinthe pour trouver les plages, le village s’est étendu sans vergogne sur toutes les collines avoisinantes. Trop squatté, nous n’avons pas envie de prolonger.

En fin d’après midi nous retournons l’auto de location à l’aéroport de La Paz et rencontrons une sorte d’Uber sauvage qui nous conduit sur le Malecón où j’ai réservé une chambre dans La posada de Cortez pour la nuit; certes un peu rustique!  Mais la soirée est douce sur le Malecón où enfants, gourmands, joggeurs, sportifs,, personnes âgées, amoureux, élégants… aiment à se rassembler. Plusieurs kilomètres de promenade animée au bord de la douce Bahia de La Paz.

   Mar nous dégotte sur le web des billets d’avion à super prix pour retourner sur le continent. Ce sera vers Querétaro, ville que nous n’avions pas envisagé de visiter mais, pourquoi pas? Le matin nous nous envolons de Los Cabos que nous avons rejoint en Taxi bus conduits par Jorge, jovial chauffeur et tout autant efficace nous sauvant d’un accident de justesse. Gracias Amigo!

L’aéroport est original on dirait une immense tente du désert. 

On décolle.

QUERETARO

 

Atterrissage suivi d’une demi heure d’Uber et nous voici devant l’hôtel que nous a réservé vite fait la fée Airbnb Mar depuis l’aéroport de Los Cabos. C’est une bonne surprise (il en faut!) Superbe demeure coloniale dans une rue pavée calme au milieu du centre historique! Un tarif très léger et une suite de luxe. Nous oublions vite la Posada de Cortez et nous rendons compte que nous devrions arrêter de speeder et nous poser un peu d’autant plus que la toux de Mar ne s’est toujours pas atténuée.

Les pavés centenaires et les églises et bâtisses coloniales colorées distillent une atmosphère à la fois feutrée et pétillante. Les rues sont animées, les places superbement végétalisées,  les locaux souriants et il n’y a que très peu de touristes. Un réel plaisir que de goûter à cette vibration urbaine dans laquelle résonne l’histoire. Contraste après la saveur plus sauvage de Basse Californie!

La jeune Doctora qui nous reçoit au Centro Médico tout proche rassure Mar et en sortant nous nous procurons facilement les médicaments prescrits dans l’une des innombrables pharmacies que l’on ne peut manquer de rencontrer au Mexique. Le soir au chaud dans notre jolie chambre Mar se soigne et récupère. Moi je révise mon espagnol en matant une série locale sur Netflix!

Le matin visite à la panadería pour un p’tit dèj qui met en forme et puis… se perdre dans les rues.

Trance collective festive à l’église Santa Clara, boutiques de santiags, musées, mini restaurants de tacos méga bons et un apéro de classe dans l’hôtel du Marquis Juan Antonio d’Urutia qui fit construire au XVIIIème siècle l’aqueduc monumental qui irrigue la ville!

La journée il fait vraiment bon mais le deuxième soir s’avère vraiment frisquet et nous décidons de nous transporter vers la péninsule du Yucatán au sud où il doit faire vraiment chaud ce qui sera épatant pour finir de rétablir Mar. Toujours aussi aiguisée sur sa tablette elle nous booke magistralement pour demain matin un vol pour Mérida via Monterrey.

Chemin à l’aéroport, dans la navette prise sur l’Alameda, nous nous rendons compte de l’immensité de la ville avec ses faubourgs qui n’en finissent pas de s’étaler sur la nature.

 A l’aéroport au revoir à Lelé y Panchito les sympathiques poupées mascottes de la ville et nous n’oublierons pas que Doña Josefa Ortiz à tout de même fomenté ici le complot qui donna départ au soulèvement conduisant à l’indépendance du Mexique!

   Dans le vol vers Monterrey le ciel est dégagé dévoilant une vue impressionnante sur les magnifiques sierras du Nord Este. Nous chantons We Will Rock you avec nos sympathiques voisines Karen et Sofia qui n’a que trois ans! Mère et fille sont vêtues de la même grenouillère en tissu doux flashy type BD que vient de leur confectionner la grand mère, look surréaliste et échange cordial!  

La deuxième partie du vol traverse le golfe du Mexique et nous atterrissons en douceur à Mérida.

YUCATAN

 

   Bus via le centre puis une heure de marche pour rejoindre la chambre de ce soir qui est plus éloignée que prévu! Au Mexique les villes sont très grandes et habitué aux échelles européennes il faut un temps pour apprendre à bien évaluer les cartes! L’hébergement à Casa Maya est très sympa, fonctionnel et calme, cuisine d’été au bord de la piscine propice au bavardage avec les autres hôtes des bungalows. Ruth et Amélie sont venues de Mexico City où elles vivent pour respirer un peu au soleil de Mérida.

Le matin on va se balader dans le centre qui est certes plaisant et propret mais qui ne nous donne pas envie de nous attarder. Beaucoup de touristes et l’authenticité Mexicaine nous semble diluée. Nous prenons donc un bus qui nous sort de la grande ville pour nous conduire à Pisté un village que nous avons choisi pour halte car situé tout proche du site archéologique de Chichén Itzá. Et on adore Pisté!  Ses fruits, ses motos taxi style tuk-tuk, ses pollos a la plancha roots et savoureux, sa tequila, son petit hôtel Casa de la Luna, ses chiens errants toujours amicaux…

 Malokin - bonjour! On se lève tôt et on rejoint le site archéologique à pied pour bien s’ambienter.

L’entrée n’est pas donnée mais tel est le prix pour un voyage temporel de milliers d’années.

La pyramide de Kukulkán colossale  représentation en pierres du calendrier Maya impressionne. Le site est gigantesque, immergé dans la végétation. Le matin, tôt avant l’affluence, on peut se retrouver dans des endroits intimes, mystiques, où les vibrations des temps passés emplissent encore l’air. Temple de la nature. Sensation d’un passage entre les infinis. Magique! Mais il faut y venir tôt car vers onze heures s’installent les nombreux vendeurs de souvenirs suivis une heure plus tard par de nombreux bus qui arrivent de Cancún et déversent leurs flots de visiteurs, alors adieu l’intimité nécessaire au voyage! 

Le lendemain une dernière petite conversation avec les perroquets puis au-revoir à Jaquelin notre accueillante hôtesse. Nous partons en mini bus vers Valladolid, escale sur le chemin de l’île d’Holbox où nous avons envie d’aller nous baigner.

Arrivés à L’Hotel Valladolid et vite un tour dans les rues de la ville. Nous nous y sentons bien tout de suite. Grande mais à taille humaine toutefois et à l’atmosphère bon enfant. A la fois douce et pétillante. Imprégnée de culture Maya. Colorée, vibrante… et une ambiance de gros village. 

Marché, merceries multicolores, cenote Zací dans la cité, Calzada de los Frailes la belle rue typique coloniale menant à San Bernardino couvent forteresse du XVI ème siècle, rues piétonnes et marchands de rue, parc central sous les branches, majestueuse  Iglesia de San Servacio… inspirantes flâneries!

Le lendemain lever de bonne heure et départ sous l’unique heure de pluie que nous verrons de tout le voyage! Suivent deux heures de minibus collectif pour Chiquilá où doit se prendre le ferry pour l’île d’Holbox. Seulement quand nous arrivons le vent du Nord a forci et les transports en ferry pour l’île sont interrompus pour deux ou trois jours. Il ne fait pas chaud, le petit port est sympa mais le tour est vite fait alors nous prenons la décision de retourner à Valladolid. A notre arrivée nous sommes consolés par la suite de rêve au Rincón de las Aluxes que nous a dénichée Mar in extrémis car la ville est en fête et les hébergements vacants sont rares.

Somptueuse nuit. Caresse de Valladolid!

Demain nous partirons pour Bacalar dans le Quintana Roo plus au sud.

QUINTANA  ROO

 

   Avant de prendre le bus pour 6 heures de trajet une dernière ballade en ville et nous nous chargeons les yeux et l’âme de couleurs dans un dépôt de fils textiles locaux. Nous n’oublions quand même pas de faire provision d’un bon poulet cuit au feu de bois pour notre repas nomade qui se profile…

   A l’arrivée: Bacalar! Il fait chaud. La lagune est magnifique. L’Hôtel Henry repéré sur google maps depuis le bus est très sympa. Jolie piscine, deux ou trois peritos rigolos et accueil chaleureux. La sono de la cantina voisine distille dans le vent comme une décoction de l’âme Mexicaine.

Il y a des touristes dans le centre mais dès que l’on en sort on retrouve vite l’authenticité. L’ambiance est détendue, conviviale. Les gens sont souriants. Le soir sur la place sous les grands arbres tout le monde vient pointer un nez gourmand vers les stands où se préparent sandwichs et délicieuses Marquesitas. Il y a de nombreux clubs en ville pour les couche tard. Des lieux sans chichi mais stylés où se restaurer. De bons plátanos fritos dans les tienditas et… 

La lagune! Son accès bordé de restaurants et hôtels de luxe est privé, nous louons donc avec quelques comparses rencontrés sur les quais une barque à fond plat pour pouvoir savourer de plus près la magie des dégradés de bleu. Vent, clapotis, soleil, baignade dans une lagune chaude et limpide, criques intimes et toujours tout ces bleus! Dégradés hypnotiques, paysage doux et rassurant, propice à la rêverie, autrefois fréquenté par les pirates. Près de la grand place le vieux fort de pierre et ses canons veillent.

De retour à terre la zone écologique ouverte au public est un lieu entre deux mondes. Il y fait bon, l’eau est pure, encore une fois on y remonte le temps et les stromatolites vous observent! 

Un grand village attachant ce Bacalar et le troisième soir c’est bien bronzés que nous nous apprêtons à reprendre la route pour un très long trajet de bus de nuit en direction du Chiapas. Départ à 22h30 et arrivée prévue demain à 18h. Une étape de 20h de bus! Nous préparons quelques vêtements chauds car nous nous dirigeons vers les montagnes, la gourde, trois ou quatre paquets de plátanos fritos et hasta la vista nos hôtes Laeticia, Javier y Julian!

CHIAPAS

 

   La nuit est longue dans le bus. Au matin nous arrivons à Palenque pour une courte halte puis nous reprenons la route vers San Cristóbal de Las Casas en devant faire un grand détour dans l’état de Tabasco. En traversant Villahermosa sa capitale nous ne saisissons pas pourquoi elle est ainsi nommée. Le trajet est long mais au fur et à mesure que nous grimpons vers les montagnes les paysages deviennent impressionnants. La nature est là tout autour. Puissante. Inspirant force et liberté. 

Un bref arrêt à Tuxtla Gutiérrez la capitale moderne et animée du Chiapas, encore une bonne heure de route et enfin arrivée à San Cris. Ouf! Contents de sortir du bus!

C’est la fin de la journée, la nuit tombe, les cris des colporteurs et rabatteurs électrisent l’espace autour de la gare routière. Il fait très frais comparé à Bacalar. Un taxi sauvage, Carlos, déjanté, sympa et volubile nous dépose près de l’hôtel Rincón de Cuca qu’a repéré Mar selon ses bonnes habitudes! Bel espace colonial mais nous trouvons la chambre glaciale et nous nous pelotonnons l’un contre l’autre dans le lit pour enfin nous reposer! Il faut dire qu’une vague de froid s’abat sur le Mexique cette année, tout le monde est surpris! La température agréable autour des 20 degrés les après midi descend facilement jusqu’à 5 la nuit.

Pour les jours qui suivent nous négocions avec notre hôtesse Guadalupe la location d’un radiateur électrique qui même s’il est indispensable avec ce froid soudain n’est pas compris dans le prix de la chambre! Quand il s’agit de business les locaux ne lâchent rien. Dans les états que nous avons visités, sur les marchés en général il est vain de marchander.

La ville à plus de 2000 mètres d’altitude entourée de montagnes est très jolie. C’est un plaisir de se balader dans le centre. Maisons coloniales et pavés glissants, ruelles colorées, vendeurs de trottoir qui vous proposent toutes sortes de gourmandises, mystiques et chaleureuses églises pour reprendre souffle et un marché qui sans être gigantesque peut vous avaler tout entier dans ses ancestrales vibrations! La population est en majorité indienne Tzotzil ici et on sent bien que l’identité et la culture traditionnelle perdurent.

Il est facile de trouver un bar, un restaurant ou un hébergement de qualité. La ville est fréquentée de visiteurs heureusement plutôt du genre qui savent se tenir et en nombre contenu.

Le sourire des indiennes est doux et touchant. Les populations autochtones sont dignes et la pauvreté n’entame pas leur caractère résolu. Leur présence est bienfaisante. Il émane d’eux une force paisible de la nature. Il est facile d’entamer une relation cordiale voire même amicale.

    Nous aimons La Catedral avec sa Plaza de la Paz animée et pétillante, l’escalade à l’Iglesia de Guadalupe, le musée du textile et celui de l’ambre dans des bâtiments coloniaux remarquables, les panaderías, le coin des artisans, les arcades et les cafés de la place 31 de Marzo, les boutiques de copal telles des grottes mystérieuses… 

Il suffit juste de se perdre dans les rues à la recherche d’un pendentif d’ambre magique!

Trois nuits passent et nous reprenons la route qui va enfin nous mener à l’un de nos objectifs primaux soit une plage cool au bord du Pacifique pour se poser et se baigner de soleil et de vagues. Nous visons Mazunte et le bus démarre à 18heures! 

PLAYAS  PACIFICO

 

   La route de nuit qui redescend vers la côte est hypnotique et le chauffeur un virtuose, certains tronçons sont étroits et chaotiques, propices aux montées d’adrénaline. Au petit matin nous débarquons à Pochutla qui nous semble un peu glauque dans l’aube d’après fête du Sábado noche passé et nous embarquons directement dans une Pasajera (gros pick up baché destiné à transporter une quinzaine de personnes -voire même un peu plus!) direction Mazunte. 

Une heure plus tard nos sautons à terre et découvrons notre territoire de villégiature! Le village se réveille lui aussi lentement d’une nuit de fête et assis à la terrasse d’un café devant la plage et ses pêcheurs nous nous réjouissons d’avoir choisi cet endroit. Une crique calme, certes touristisée mais par une population de locaux et d’internationaux plutôt bohème, du soleil à gogo, l’océan à plus de 25 degrés, des palmiers, des petits restau sympas et authentiques, des chiringuitos pour siroter la Mezcalita, de la música latina en live, des chiens errants sympas et de bonnes têtes de hippies à croiser!  Nous habitons une palapa au plafond de palmes de la Casa Ava à cent mètres de la plage.

Nous nous habituons vite à l’ambiance ultra décontractée des lieux. 

Le soir sur la grand place plusieurs postes de restaurants ambulants s’installent à ciel ouvert et c’est comme une cantine hétéroclite où se mélangent les gourmands… Une convivialité qui réchauffe les coeurs et ouvre les esprits. De notre chambre sous le toit de palmes s’entendent les musiciens qui nous entrainent ou nous bercent… Les p’tit dèj au fameux queso Oaxaca et aux ananas frais tellement exceptionnels pour se refaire la santé.

Et nous nous laissons vivre entre la plage et les ballades. Il est commode de louer une petite moto (que l’on peut conduire cheveux au vent!) et de roder aux alentours pour visiter le port tout proche de Puerto Ángel ou bien quelque crique secrète. Zipolite et San Augustinillo sont les plages voisines mais nous sommes de Mazunte! Puerto Escondido situé à un peu plus d’une heure de pasajera est devenue une agglomération beaucoup trop urbanisée pour nos goûts mais sa plage Zicatela est immense et sauvage et le petit port colonisé par les pélicans est charmant.

   Un soir, galère, en voulant recharger mon vieil iphone11 sur un port usb de lampe de chevet mal connecté le smartphone m’explose quasiment entre les mains, étincelles, fumées… Il vient de recevoir du 110 volts en direct! Il est cramé. C’est un peu galère car il y avait dessus pas mal d’applis utiles pour le voyage genre Maps, Uber, Airbnb, banque, etc, ainsi que tous mes contacts et réseaux… Heureusement Mar a emporté avec elle son ancien iPhone8 qui malgré son obsolescence programmée pourra nous dépanner un peu. Pour la com avec les amis c’est terminé. Or en même temps plus au Nord du Mexique est orchestrée par le gouvernement l’exécution d’un grand chef de cartel ce qui engendre pas mal de troubles violents dans le pays. Rien à noter dans notre proximité mais cette coïncidence fait que mes amis informés depuis la France de ces désordres par la TV et ne recevant plus de nouvelles se feront un peu de mouron… heureusement pour rien.

Contrepartie de l’hôtel pour cette négligence électrique: l’hébergement nous est offert. Suilma notre hôtesse est d’une rare patience et gentillesse. Nous essayons ensemble de faire réparer l’appareil à Pochutla. En vain mais cela nous permet de faire connaissance avec cette petite ville rurale tellement pittoresque. Mexique sans filtres. Coutumes indigènes Zapotecas sincères, pas d’arrogance.

Et le soleil. Et le sable. Et l’océan. Et les oiseaux… Deux semaines s’écoulent sans que nous nous en rendions compte, le temps se comprimant avec le plaisir! 

Le moment est venu de reprendre la route alors ce soir, le coeur un peu gros, chelas de despedida avec Suilma et tôt demain matin via Zipolite pour un bus en partance pour Oaxaca la magnifique!

OAXACA 

 

   Encore une fois les trois cent kilomètres qui nous séparent de Oaxaca nous régalent d’une route splendide. D’abord côtière en longeant le Pacifique jusqu’à Puerto Escondido, horizon de palmiers sur un fond d’océan, puis serpentant entre de verdoyantes et parfois rocailleuses sierras pour remonter jusqu’à Oaxaca, dans la haute vallée, avec le grand soleil pour en profiter! 

Le bus nous dépose et à brule pourpoint nous trouvons une chambre pour une nuit cosy au Parador del Dominico dans le centre. Au matin encore frais quel plaisir que de déambuler dans des rues soignées, de déjeuner au Parque Juarez sous les arbres, de visiter le majestueux Templo de Santo Domingo et d’humer le riche parfum des fleurs. Les places, églises et monuments qui nous entourent se révèlent autant d’impressionnants portails vers des voyages hors du temps. Une vibration chaleureuse émane de la ville. Partout les murs sont peints de magnifiques fresques aux couleurs vives par les artistes locaux soucieux d’animer les esprits. De nouveau la présence bienfaisante des indigènes. Zapotecos doux et souriants aussi bien que déterminés. Leur proximité avec la nature leur procure une sorte de sérénité communicative. Ils ne sont pas atteints par l’obsession de posséder encore et encore…

Oaxaca est artiste, cultivée, festive et pétillante mais elle reste bon enfant. Son marché attire moult touristes mais a su conserver son atmosphère indigène. Reine du Mezcal , du Chocolatl et du Mole Oaxaca a bon goût! Les rues propres et animées du centre accueillent en permanence une foule hétéroclite qui vient se recharger à la chaleur humaine. Les quartiers se côtoient en faisant défiler toute une palette d’empreintes sociales. Nous changeons plusieurs fois d’hébergement, hôtels Maëla puis Dainzu et profitons ainsi de différents points de vue sur la ville. Les marchés, artisans, monuments, musées et galeries d’art ne manquent pas. Sans parler des bars à Mezcal et des restaurants de spécialités. Tout est là pour le plaisir du curieux ou du gourmand! Vous voulez des insectes grillés? Il y en a, salés et croustillants!

La ville est immense et ne peut se résumer à son centre historique qui n’en figure qu’une infime partie. Tout autour des faubourgs commerciaux et laborieux s’étirent sur des kilomètres d’usines, de fabriques, de logis et de moultes petites entreprises comme la Clínica del Celular de Lenin qui arrive à récupérer les données de mon téléphone électrocuté et nous emmène ensuite faire quelques photos bien kitch sous le vénérable Tule, le plus vieil arbre terrien!

   Une escapade d’une journée en taxi colectivo pour Téotitlán del Valle nous ravit. Il s’agit d’un village de tisserands Zapotecos de tradition pré colombienne blotti dans les montagnes voisines. Une paix intense se ressent en cet endroit. Comme un lieu magique où le mal ne peut parvenir. Nous y rencontrons Isabel qui nous raconte sa région et la vie des tisserands. Nous repartons avec un tapis de laine représentant Huitzilopotchtli et quelques huipiles. En vérité nous commençons à craquer et à acheter quelques cadeaux et souvenirs moins préoccupés pour le transport maintenant que nous ne sommes plus très loin de Mexico. La boucle est presque bouclée!

Alors profitons des caresses de la ville et sirotons les dernières Mezcalitas sur le Zócalo avant notre départ en bus ADO demain matin.

MEXICO  CITY

 

 

   7 heures de route nous séparent de Mexico. Les derniers kilomètres de notre virée. J’aime tellement les routes du Mexique! La nature y conserve une place majestueuse. Aujourd’hui comme toujours les paysages défilent et les sierras émerveillent. Puis peu à peu les faubourgs se dessinent. La cité telle un trou noir se densifie et nous voici débarquant dans l’immense estación de bus de Tapco où Gerardo le chauffeur rencontré au début de notre voyage vient nous récupérer. Nous avions gardé son contact car il s’était dévoilé une personne vraiment sympa et fiable. Il est toujours aussi souriant et volubile, tout fier avec une nouvelle voiture rutilante! Nous sommes contents de nous raconter nos aventures pendant le trajet qui dure presque une heure dans les rues embouteillées.

Gerardo nous dépose dans le secteur de Condesa dont nous avions apprécié le calme et la verdure et où nous avons réservé hier un studio au petit bonheur la chance avec Airbnb.

Surprise! C’est un studio d’étudiant au milieu du quartier universitaire La Salle de Cuauhtémoc. Un cadre frais et électrisé de buenas ondas pour nos dernières noches!

Nous nous enthousiasmons d’aller au supermarché et de faire des emplettes pour cuisiner nous même notre repas. Cela faisait un moment! Connivence autour de la table.

Nous profitons de ces trois dernières journées pour d’abord visiter le quartier de Coyoacán qui est la sortie dominicale de nombreux habitants de la métropole. Il faut prendre le métro complété  par un vieux minibus dégingandé . L’endroit des coyotes en Náhuatl ressemble à un village en ville avec ses petites rue coloniales, ses cafés et toute son animation parfumée de contre culture. J’y rencontre des frères d’armes du rock n’ roll… photo de clan! Nous ne visitons pas le musée de Frida Kahlo et préférons nous mêler à la foule dans les rues, les marchés et les bars. L’ambiance est de bon ton. Dimanche après midi: familles, amoureux, bandes de copains, visages souriants.

   Le lendemain nous rejoignons toujours en métro le Zócalo et nous explorons les rues coté nord-est, à droite derrière la cathédrale, et là se découvre une ville grouillante et populaire, un peu genre Barbès Clignancourt mais à la sauce épicée mexicaine. Prix de gros, tacos à gogo,  shopping avec bande son color Mexico! 

De l’autre coté, à gauche de la cathédrale les rues ont un standing beaucoup plus bourgeois, certains édifices sont très soignés. Encore une fois deux mondes si différents séparés par seulement quelques  centaines de mètres. Puis l’on rejoint l’Alameda pour respirer un peu. Les Mexicains aiment la verdure. Suivent les quartiers modernes aux triples voies de circulation bordées de constructions futuristes qui savent encore laisser bien heureusement un peu de place aux arbres.

On marche beaucoup. Il fait bon et c’est très agréable mais cela fatigue et le soir à l’appart c’est cool de se détendre avec une bonne téquila et une petite série ( les hébergements sont quasiment tous équipés de smart TV)

  Mar ne quittera pas Mexico sans avoir vu le célèbre marché aux fleurs Jamaica! Une visite envoutante, les yeux emplis de couleurs et le plaisir de rencontres chaleureuses dans les petits bars de jus de fruits. Ensuite un tour à Polanco le quartier clean et résidentiel mais peu animé puis redescente vers le bosque de Chapultepec où les métropolitains viennent se ressourcer auprès de la nature. Jardin botanique, petit lac, glaces et château de l’empereur Maximilien. Bucolique!

Dernier soir et dernière bière Tecate dans notre mini parc au pied de l’appart et de la Fac. Ensuite séance de paquetage. Mar y démontre son talent car nous ramenons pas mal de trucs au final genre fringues, cadeaux souvenirs, mezcal, tequila, haricots, nopales, tapis de laine, dessus de lit, plátanos fritos, Calaveras de mosaïque, etc… Nous voulons emporter et partager un peu de ce pays que nous avons bien aimé. Nous n’avons pu que l’effleurer tant son territoire est immense mais ce qu’il nous a dévoilé au fil des kilomètres et des rencontres nous a réchauffé le coeur. De la nature à la culture il ya tant à découvrir ici et toujours accompagné par la cordialité d’un peuple au sang chaud! Viva Mexico!

Le lendemain une dernière ballade dans les Parques España y México pour saluer nos amis les chiens des villes, puis ultimes tacos sur une terrasse ensoleillée, un au revoir à Claudia notre première hôtesse et Gerardo nous conduit à l’aéroport du retour.

    Gracias México y tu buena gente!

                                                                                                             IDEE  BUDGET

 

    Qui veut voyager loin ménage sa monture !

 

Hébergement deux personnes: en moyenne 1000 pesos la nuit (Mini 500 Maxi 2500) pour une chambre toujours très propre et confortable -sans courir après le luxe.

 

Transports en mini bus collectifs et bus de ville très bon marché, quelques pesos.

Longs trajets en bus ADO plus onéreux -genre 1500 pesos par personne pour notre plus longue étape de Bacalar à San Cristóbal. Facilité de réservation en ligne. Se rappeler de choisir une place éloignée des toilettes situées en queue de bus.

Trajets UBER des aéroports aux centre ville: 300 pesos en moyenne.

Vols nationaux bon marché :1200 pesos par personne pour chacun de nos trois vols.

Location voiture une semaine en Basse Californie 4000 pesos.

 

Se nourrir savoureusement et à bon marché dans les minis restaurants et stands de rue, sur les marchés où dans les rôtisseries est chose aisée et conviviale. Nous ne dépensions guère plus de 120 pesos par personne pour un repas complet (30 pesos le taco en moyenne par exemple)

Dans un restaurant plus établi sans pour autant parler de cuisine gastronomique il faudra plutôt compter entre 200 et 300 pesos par personne.

Une bière au bar: de 50 à 100 pesos…

 

  Nous nous étions muni d’une gourde filtrante parce qu’au Mexique l’eau publique n’est pas potable. 75 cl, légère, compacte, elle nous a suivi partout du brossage de dents jusque sur les plages nous évitant ainsi la pollution de je ne sais combien de bouteilles plastiques. Vraiment très très recommandable!

   +++  Voici un lien pour voir le montage de minis films pris au smartphone tout au long de la route, illustré par les musiques qui animaient les rues, les bars ou les médias durant notre voyage. Immersion dans un Mexique varié!  

                                                                                  https://www.youtube.com/watch?v=xKDdUWM8xhE

                                                                                                  

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                                                     Peut être suivrons d’autres récits?! (Costa Rica, Thaïlande, Sri Lanka, Egypte, Israel, Maroc…)

                                                                                                                 Nous souhaitons de bons trips à toutes et tous 🍀

                    

 

                                                          À notre fils Noé qui a sacrifié cette vadrouille sur l’autel des études et de la connaissance!

 

                « Man tonahuican, antoconihuan, ma onnequechnahualo nican. Xochintlalticpac, ontianemi.

                    Ye nican ayac quitlamitehuaz in xochitl, in cuicatl, in mani a ychan Ipalnemoani. »

 

                    « Réjouissons-nous, amis qu’on s’étreigne ici. Sur la terre fleurie nous sommes venus vivre.

                       Ici personne n’anéantira les fleurs, les chants, ils se répandent dans la maison du Donneur de Vie. »

                                                                                    Ayocuan Cuetzpaltin  (XVème siècle)

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